MORPHING
Un rythme qui se transforme sans cesse, un son toujours en mouvement, une pulsation dont l’immuabilité finit par troubler notre perception du temps : c’est à partir de ce flux que se déploie le programme Morphing.
La percussion offre un terrain particulièrement riche pour explorer ces transformations.
Par la diversité de ses instruments, de ses gestes et de ses timbres, elle permet de faire évoluer la matière musicale de manière continue, comme si les sons passaient progressivement d’une forme à une autre.
Les polyrythmies ciselées d’Alexandre Babel ouvrent ce parcours par un travail collectif autour de la caisse claire, où le rythme devient un espace partagé entre les interprètes.
La pièce de Michael Burritt développe une écriture énergique et virtuose pour claviers de percussion, tandis que la suite de Radamés Gnattali apporte une respiration contrastée au sein du programme.
Avec Ceci n’est pas une balle, la dimension scénique s’invite sur le plateau.
Les interprètes manipulent et se transmettent une balle… invisible.
À partir de ce simple principe, le jeu instrumental se mêle au théâtre du geste, dans une pièce où l’humour et la précision chorégraphique deviennent partie intégrante de la musique.
Le minimalisme hypnotique de Steve Reich installe ensuite une pulsation continue où les motifs se transforment progressivement, créant un phénomène d’écoute collective où la perception du temps se dilate.
Enfin, Escape réunit l’ensemble des musiciens dans une énergie commune, comme un espace ouvert où les trajectoires individuelles convergent vers un dernier mouvement partagé.
À travers ce parcours, les étudiants de la classe de percussions explorent les multiples facettes de leur instrumentarium : précision rythmique, richesse des timbres, engagement physique et écoute collective.
Ce concert propose ainsi un voyage sonore en perpétuel mouvement, où la transformation devient le fil conducteur de l’expérience musicale.