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Date : 07-07-2026 13:02:44
Les colombiens partent favoris face aux helvetes ( surtout qu'en colombie quand on perd on peut se faire buter par les narcos qui ont perdu leur pari )
Andres Escobar, mort pour un but ou pour rien
Dix jours après avoir marqué contre son camp lors du match Etats-Unis - Colombie de la World Cup 94, le joueur de Medellin était tué, dans des conditions obscures, à la sortie d'une boîte de nuit
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https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/06/14/andres-escobar-mort-pour-un-but-ou-pour-rien_3678240_1819218.html?srsltid=AfmBOooqUh2qiQjnX4oEGbhHV3qDZQ5_RELbq71Ekw3uiQFBTWxsq_he
A Medellin, la deuxième ville colombienne, qualifiée de berceau du football national, le printemps a la réputation d'être éternel. Le souvenir d'Andres Escobar, défenseur central de l'équipe nationale de football, qui y est né et mort à l'âge de vingt-sept ans, assassiné le 2 juillet 1994 après l'élimination de son équipe au premier tour de la Coupe du monde de football 1994, l'est aussi. A l'évocation du joueur, les visages des Paisas, comme on appelle les habitants de la région, se referment, affligés.
Le 22 juin 1994, dans les tribunes du stade Rose Bowl de Pasadena aux Etats-Unis, à la 32e minute du match Colombie - Etats-Unis, un jeune garçon s'était écrié, terrorisé : « Maman, ils vont le tuer ! » Andres Escobar venait de marquer un but contre son camp. Une passe de l'Américain John Harkes avait été déviée par le pied gauche du défenseur colombien et rien, alors, n'avait arrêté la route du ballon vers le but. Le neveu du joueur, Felipe, dix ans, était venu comme toute la famille accompagner le champion. Impressionné par les menaces qui avaient été proférées contre l'équipe avant le match, il avait réagi en enfant colombien, pour qui des représailles et le mot « tuer » sont banalités.
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