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Date : 10-05-2026 13:57:29
Un journaliste basé en Iran dénonce de faux chiffres cités par un expert de BFMTV « à longueur de journée à l’antenne » Article de Le Parisien • 13 h • 2 min de lecture
Un violent clash a opposé deux experts internationaux de BFMTV. Vendredi, sur la chaîne d’information lors d’une édition spéciale consacrée à la guerre en Iran, le correspondant de RFI et France 24 en Iran Siavosh Ghazi a dénoncé de chiffres avancés à l’antenne qu’il estime être non sourcés.
« Je voudrais intervenir sur des déclarations qui sont faites à l’antenne pour poser plusieurs questions. », a déclaré le journaliste franco iranien basé à Téhéran, particulièrement sollicité par les médias depuis le début du conflit le 28 février dernier.
« Quelles sont les sources des gens qui affirment qu’il y a 40 % d’Iraniens qui sont au chômage ? Quelles sont les sources des gens qui affirment que l’Iran a une dette de 200 milliards de dollars ?
Quelles sont les sources des gens qui affirment que l’Iran est au bord de l’effondrement et que la population iranienne va se soulever contre le pouvoir ?
» a interrogé Siavosh Ghazi dans « Le Club BFM », dénonçant des affirmations « inacceptables ».
Interrogé par la journaliste Paola Puerari sur ses sources, l’ancien officier du renseignement du KGB Sergueï Jirnov a indiqué qu’il suffit de regarder « les données statistiques qui sont publiées » notamment sur le cours du rial, la monnaie iranienne. Une explication qui n’a pas convaincu le correspondant en Iran.
« Donnez vos sources, si vous n’avez pas de sources ne faites pas d’affirmations mensongères ».
L’ex-espion russe qui intervient régulièrement sur le plateau de BFMTV a ensuite nié avoir cité les chiffres avancés sur le chômage et la dette en Iran. « Moi, je n’ai pas dit ça, ce n’est pas moi, moi je n’ai rien dit de tel ».
Lorsque Paola Puerari a interrogé Siavosh Ghazi sur une résistance de l’économie iranienne, un autre intervenant a ironisé : « Tout va bien ».
« Vous pouvez rigoler tant que vous êtes au plateau, assis dans votre salon à Paris », a répondu le journaliste depuis Téhéran visiblement très remonté, concédant l’existence en Iran d’une tension inflationniste.
« Il y a effectivement une inflation mais ce n’est pas ce que vous dites, ce ne sont pas les chiffres totalement faux que vous dites à l’antenne à longueur de journée », a ajouté le seul correspondant, en dehors de celui de l’AFP qui officie à Téhéran pour les médias français.
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