|
183/199
Date : 13-04-2026 15:30:43
« Nous ne soutenons pas le blocus » : la décision américaine dans le détroit d’Ormuz critiquée par de nombreux pays Article de Le Parisien avec AFP • 3 h • 2 min de lecture
Lundi, 16 heures françaises : c’est cet après-midi que Donald Trump a prévu d’imposer un blocus aux ports iraniens, au lendemain de l’échec de pourparlers avec l’Iran, qui crie à la « piraterie » et menace de s’en prendre aux ports de la région. Une perspective critiquée même du côté des alliés de Washington.
La Chine, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit, qui voit passer en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a pour sa part réclamé sa réouverture « au plus vite ».
Du côté des alliés de Washington, le blocus naval américain est critiqué. « Nous ne soutenons pas le blocus », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer, tandis que Madrid estime qu’il n’a « aucun sens ».
L’Allemagne, elle, ressentira « encore longtemps les conséquences » de la guerre au Moyen-Orient, « même lorsqu’elle sera terminée », a averti le chancelier Friedrich Merz, après avoir annoncé des mesures pour soulager les consommateurs et les entreprises face à la hausse des prix des carburants.
Emmanuel Macron, qui n’a pas commenté la décision américaine, a annoncé lundi sur X l’organisation d’une « conférence avec les pays prêts à contribuer » à « une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation » initiée par la France et le Royaume-Uni.
« Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra », a ajouté le président français sur le réseau X.
Il a appelé à ne ménager « aucun effort » pour « parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie ».
L’incapacité de Washington et Téhéran à trouver un accord après plus de 20 heures de pourparlers au Pakistan inquiète, après plus de six semaines d’une guerre qui a fait plus de 6 000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l’économie mondiale.
Le respect du cessez-le-feu de deux semaines, qui doit expirer le 22 avril, reste incertain : si le Pakistan, médiateur dans les pourparlers infructueux, a appelé à son respect, ni les États-Unis ni l’Iran n’ont évoqué le sujet.
|