|
169/205
Date : 27-03-2026 10:25:04
Le ministre David Amiel met en garde le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko après ses propos sur les agents municipaux Article de Marie Haynes • 18 h • 2 min de lecture
Ce jeudi 26 mars, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel a adressé un courrier au nouveau maire LFI de Saint-Denis-Pierrefitte Bally Bagayoko, après ses récentes déclarations concernant les agents municipaux de la ville.
« Aucune autorité municipale ne peut légalement laisser entendre que la situation d’agents communaux, leur affectation ou leur maintien en fonctions pourraient dépendre de leur adhésion, réelle ou supposée, aux orientations politiques de l’exécutif municipal », explique le ministre dans une lettre consultée par l’AFP.
Un rappel à l’ordre qui intervient après que Bally Bagayoko, élu maire le 15 mars, a déclaré à la chaîne CNews que « les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent en fait à une commande politique ».
Devant l’hôtel de ville, le nouvel édile, membre de La France insoumise, avait aussi dit :
« Celles et ceux qui, pour des tas de raisons qui peuvent les regarder d’ailleurs, ne sont pas en phase avec le projet politique, forcément, ils partiront.
Mais ce n’est pas le fait qu’on les mettra dehors, c’est parce qu’ils feront une mobilité qui est complètement naturelle et qui n’est pas quelque chose de nouveau ».
Le ministre David Amiel rappelle que
toute décision « d’écarter un agent pour des motifs politiques serait entachée d’illégalité et pourrait être suspendue ou annulée par le juge administratif ».
Le ministre ajoute que de telles mobilités d’agents territoriaux pourraient « relever du harcèlement moral » voire constituer de possibles infractions pénales en termes de discrimination.
« Leur loyauté (des agents publics) à l’égard de l’institution ne se confond en aucun cas avec l’adhésion partisane ni avec l’alignement idéologique »
|