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Date : 15-03-2026 22:30:48
Résultat des municipales 2026 à Lyon : la « remontada » réussie de Grégory Doucet face à Jean-Marie Aulas
Article de Maïté Darnault • 25 m • 3 min de lecture
La «remontada» tant espérée par Grégory Doucet a bien fini par avoir lieu à l’issue de ce premier tour des élections municipales.
Le maire écologiste sortant de Lyon, largement devancé depuis plusieurs mois dans les sondages par son adversaire de droite Jean-Michel Aulas, est parvenu à réduire l’écart.
Et pas qu’un peu. Crédité selon une première estimation de l’Ifop dimanche 15 mars au soir de 37,5 % des suffrages, il arriverait ex aequo avec l’ancien président de l’Olympique lyonnais.
Une autre estimation d’Ipsos-BVA place même Doucet en tête, avec 37,3 % des votes, contre 35,4 % pour Aulas.
Le chef d’entreprise millionnaire serait donc distancé dans la dernière ligne avant l’arrivée, à l’issue d’une campagne avant tout fondée sur sa notoriété et quelques annonces chocs.
Au second tour car l’alliance entre Les Républicains, le Modem, Horizons et Renaissance qu’il chapeaute ne peut compter que sur une réserve de voix de fait limitée, hormis éventuellement celles du Rassemblement national.
«Nous ne ferons jamais d’alliance avec les extrémistes, d’où qu’ils viennent», a assuré Aulas lors de son dernier meeting mardi.
Cela ne lui interdit pas de s’adresser à leurs électeurs, dont ceux d’extrême droite.
Ces derniers seraient, selon les premières estimations, entre 6,7 et 7,5 % à accorder leur voix au candidat Union des droites pour la République-Rassemblement national, Alexandre Humbert Dupalais. Cet avocat parisien parachuté, qui s’était déjà présenté non pas à Lyon, mais dans la 11e circonscription du Rhône, aux législatives de 2024, ne pourrait donc pas se maintenir au second tour.
Ce score reste dans la lignée des résultats historiquement médiocres de l’extrême droite à Lyon, ville qui n’a eu que très rarement des conseillers municipaux frontistes, tout en devenant paradoxalement ces quinze dernières années un carrefour des groupuscules identitaires, intégristes, nationalistes-révolutionnaires ou néofascistes.
Un temps perçue comme un tournant majeur de la campagne, la mort le 14 février de Quentin Deranque, membre actif de ces mouvances radicales, à la suite d’un affrontement de rue avec des militants antifascistes, n’a finalement pas bouleversé les forces en présence et les équilibres classiques de la capitale des Gaules.
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